Rétrospective Calico l’empreinte d’un génie

calico1La dixième édition du festival les Lucioles bleues  a marqué définitivement les esprits par une exposition rétrospective historique du 27 mars au 27 mai 2017 sur un artiste pas comme les autres. Calico il se nomme. Cet artiste révolutionnaire, peu connu de la nouvelle génération, issu de l’école de Lomé, avait en son temps bouleversé les modes de pensée par son art qui franchissait audacieusement les limites infranchissables par ses compatriotes.

Il n’est pas aisé de retrouver aujourd’hui les œuvres de Calico qui, sont éparpillées aux quatre coins du monde. C’est grâce à des collectionneurs passionnés du génie de Calico comme Edem KODJO, El LOKO, Alain FASSIER, Michelle BRUNET, Michel EVELINE et Kangni ALEM qu’une vingtaine de ses tableaux ont été exposés. Cette figure majeure de l’Art contemporain togolais est à redécouvrir absolument.

C’est un hommage mérité que l’Association Filbleues et la Délégation de l’Union Européenne au Togo ont rendu à ce génie qui a tiré sa révérence trop tôt comme le dirait l’autre. De son vrai nom Ekoué Arsène ASSIONGBON, Calico aura gravé dans le cœur de ceux qui l’on connu des semences de vie et d’audace. Ses œuvres sont une empreinte de génie que le temps ne pourra effacer.

A la rencontre de l’écriture

caravane 2017La caravane littéraire 2017, qui a associé le social au culturel, a permis de toucher des milliers d’élèves, des centaines de prisonniers et de lancer au moins trois projets de développement. Pendant cinq jours bien remplis, tels des « frères siamois », les caravaniers (je veux dire : conteurs, slameurs, journalistes et écrivains) ont partagé, dans le bonheur les récits et contes blagués de Cyriaque, le capitaine du navire.

J’avoue que c’est devant la forge du père de Sami que j’ai découvert l’objet de mon voyage. Me revinrent à l’esprit, la même curiosité, la même envie de connaître et la nécessité de s’épanouir que j’ai aidé à creuser non seulement à Nassablé, Bakitha, Tomdè, Komah, …. mais surtout dans les maisons de détention sillonnés par notre caravane. Comme pour nous faire la « légende du forgeron »,Alem nous introduisit cette forge, peut-être le lieu magique de la fabrique des œuvres de Sami: « Celui qui met le doigt le premier dans le feu sera brûlé ». Eclat de rires ! Satisfaction devant la découverte du feu, du secret, de la magie de la forge et qui sait de l’écriture!
Mais en fait, quel feu ne brûle pas le doigt ? Conte philosophique ou simple blague venant d’un artiste dans une forge de surcroît ? Cela posait sûrement un problème.Il fallait, me dis-je, un interprète à la trempe de celui de la prison civile de Dapaong pour lever l’équivoque. Quoi qu’il en soit, cela disait l’essentiel de mon voyage, lequel voyage, curieusement avait atterri à la « Place des fêtes » à Bowounda où nous avions eu droit à une fête sans masque. Hasard ou coïncidence ? Pour répondre, Sophie, avec « Sagesse d’Afrique » a exalté la grandeur et l’humilité du digne fils et écrivain, que nous venons célébrer à Bowounda. Tous avaient aimé. Je vole vous dire que le même jour, Simone, journaliste, était tombée amoureuse de garçon-vedette du « high life » de Kédji-Kandjo. Wilfried, un autre journaliste, avait promis de retourner chercher son cœur à Bowounda. « Saison des Amours », donc. Thérèse était témoin tout comme les autres qui savent témoigner,devant le portrait de l’écrivain, leur gratitude au CLAC de Sokodé. Là, je m’étais contenté, moi, d’un petit : « Avec Sami, on grandit toujours ». Tel un prophète, le soir à l’hôtel central, l’écrivain résuma ma curiosité en seule phrase : « La littérature, dit-il, a toujours été élitiste. Ah, oui ». .Est-là le secret de l’art ? Je me vis renforcé dans mes convictions de créateur débutant naïf esclave des récits à la va-vite. Paul AHYI, l’éternel et indéfectible compagnon de cette caravane était aussi témoin.
A l’heure du départ, une amertume me saisit le cœur. Si j’étais un bon poète dans tous ces chants de Korobozi et de koroboza, j’écrirais un poème. Je l’intitulerais « là où je ne suis pas ». Je confierais à la belle Germaine le soin de le déclamer. Ah oui, je le sais, ce serait une déclamation sans tic devant cette jeunesse scientifique, romantique, cybernétique, informatique… tique, tique….
Cela m’éviterait d’être « Victime de mon nom» ou de « manger mon caca» devant un spectacle sans spectateurs à Agbonou.
Ah, j’oubliais lorsqu’on est de l’esprit de l’eau, on ne peut rester longtemps dans une forge. Alem faillit étouffer … vite, il sortit cherchant son gri-gri dans la cola dehors. Je le suivis après avoir vu Sami forger mon esprit.Je me rendis compte que j’étais vraiment à la rencontre de la grandeur à travers « les villes et les hommes » tout comme les autres, je veux dire toutes ces petites grandes âmes (étudiants, élèves, détenus, forces vives ) que la caravane a pu toucher. J’étais fier tout comme les détenus en attente d’un changement heureux. J’étais sûr d’avoir contribué à quelque chose, notre quelque chose !
A suivre !!!!!
Koffi BOKO, pour la Caravane littéraire 2017

Conférence: Une littérature togolaise à la croisée des chemins

La littérature togolaise monte en quantité et en qualité, mais l’édition et la critique demeurent ses faiblesses,  lourd handicap pour son envol véritable.

VLUU L200  / Samsung L200La littérature togolaise existe bel et bien, en tout cas celle en langue française ; elle est même écrite en plusieurs langues dont l’italien et l’anglais. Sa naissance remonterait même en 1929, année de L’Esclave de Couchoro (grande querelle entre Togolais et Béninois sur cet auteur). Finie donc la polémique insidieuse de Kossi Efoui sur l’existence d’une littérature africaine et partant togolaise. Unanimisme. Le sujet d’actualité c’est de connaître la destinée d’une telle littérature, justement le thème de la 3ème conférence de Plumes Francophones : Où va la littérature togolaise : production, réception et questions de genre. Une conférence animée par des universitaires Jean-Jacques Dabla, Koffi Anyinefa, Prosper Deh et Kangni Alem. Un plateau assez relevé, tous les conférenciers sont auteurs, essayistes, ayant écrit un ou plusieurs ouvrages sur…

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Une autre vision de l’assemblage,Gustave DJONDA en collaboration avec l’Association Heinrich Klose

gd1Le plasticien et photographe Gustave DJONDA, l’un des meilleurs artistes de sa génération, est en partenariat avec l’Association Heinrich Klose. En effet, cette dernière se charge de la gestion de sa carrière artistique depuis décembre 2016 et se positionne définitivement, comme un promoteur culturel, avec qui, il faut compter pour les années avenir.  Elle vient d’ouvrir par ce partenariat, une porte pour tous les artistes, surtout  pour ceux qui sont en mal de visibilité. Ce faisant, elle facilitera l’accès au marché de  l’Art à toutes les œuvres des acteurs du secteur culturel et créatif qui lui feront confiance comme Gustave DJONDA.

gd2pFidèle à ses aspirations de valorisation du patrimoine culturel togolais à travers la promotion de la culture et la diffusion des Arts, l’Association Heinrich Klose organisera très bientôt,  plusieurs  activités  au plan national avec son nouveau partenaire. Il s’agira de permettre à la jeune génération de découvrir ce créateur à l’univers truffé de symboles d’authenticité africaine, porteur d’une philosophie existentialiste liée à l’animisme, religion fondamentalement africaine. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que, des vocations naîtront après ces activités et le monde culturel et créatif ne pourrait que mieux se porter.

texte-3Le spécialiste de l’assemblage, Gustave DJONDA, conjugue tradition et modernité au travers d’un engagement écologiste et humaniste.   Il a exposé dans plusieurs grandes villes notamment : Lomé, Ouagadougou, Bamako, Bordeaux, Shanghai, etc. S’il a une affection particulière pour la couleur rouge, c’est justement parce qu’elle lui parle beaucoup.  C’est avec une dextérité surprenante que ce plasticien autodidacte, manie la poudre de fer dans ses créations.

0401Lors du dernier sommet maritime de Lomé, son exposition a fait couler beaucoup de salives. De gigantesques poissons assemblés avec un grand art, ont achevé de recentrer le débat sur les grandes questions de l’heure : l’immigration clandestine, la pollution des mers, la surpêche etc.

la-famille-masaicouple-masaiDe sa réflexion sur l’homme et la société, se dégage tout le culte qu’il voue à la vie. C’est un cri d’alerte et  de détresse que son  âme lance. Il faut que nous prenions conscience de nos propres actes, semble-t-il dire !  Cette représentation impressionnante des êtres et en même temps, des maux de la société est l’expression la plus pertinente de son regard sur notre environnement. Aujourd’hui plus que jamais, son cri doit être amplifié.

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La dernière conférence Filbleu : de quoi la culture occidentale est-elle le nom ?

amouzouLe Pr Essè AMOUZOU (UL) a présenté ce samedi au Goethe Institut de Lomé son essai « L’impact de la culture occidentale sur les cultures africaines ».Avec pour modérateur Jean KANTCHEBE professeur de philosophie et Foli FOLIGAN psychosociologue comme discutant le débat fut assez surprenant. Le temps imparti pour le débat était écoulé que le public ne voulait pas lâcher le micro baladeur.

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Edito 2017

Soyons rêveurs…

neige-2017 C’est une joie pour moi de vous savoir nombreux à porter un intérêt pour ce blog. Essentiellement, la création de ce blog, vient de ma passion pour la chose littéraire et le désir de montrer ce qui se fait, au plan national, dans ce domaine intéressant qu’est la littérature. Vous faire lire l’actualité littéraire de mon cher pays le Togo, est ma façon à moi, de participer à chaque avancée de notre jeune ou relativement jeune littérature.

Pour cette nouvelle année, je ferai une place de choix à la littérature togolaise comme d’habitude. Mais, une visibilité sera donnée à ce qui se fait ailleurs aussi.  Le Maghreb est un pôle intéressant où se développe une activité littéraire intense. Une découverte de la production littéraire de l’Afrique australe et un clin d’œil au champ littéraire nord américain viendront féconder notre vision de la chose littéraire au Togo.

Ce blog va relayer cette année, tous les événements culturels qui auront lieu au Togo et partout ailleurs dans le monde. Vous l’avez certainement, compris. De nouvelles perspectives pour  www.edemlatevi.wordpress.com s’ouvre déjà. Restez toujours nombreux à visiter, à lire et à commenter les publications. Bonne et heureuse 2017. Soyons rêveurs…bonne-annee-2017